POI : Libye – Communiqué des secrétaires nationaux

Posté par poistdenis le 20 mars 2011

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POI : Libye - Communiqué des secrétaires nationaux

18 mars 2011 – 14 heures

Le Parti ouvrier indépendant condamne la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n°1973, adoptée jeudi 17 mars, qui ouvre la voie à une dangereuse escalade militaire dont le peuple libyen sera la principale victime et qui ne pourra qu’aggraver la terrible situation dans laquelle il est plongé.

Cette escalade militaire constitue une menace contre toutes les nations de la région, en particulier contre les révolutions en Tunisie et en Egypte.
Ce vendredi 18 mars, la presse annonce : «  Le président américain Barack Obama a appelé Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie. L’Union européenne s’est dite prête à « mettre en œuvre » la résolution, dans la limite de ses compétences. La question sera à l’ordre du jour d’une réunion des ministres des Affaires étrangères prévue lundi à Bruxelles, puis d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi. À l’Otan également, les représentants des 28 Etats membres doivent se réunir vendredi pour décider des suites à donner à la résolution de l’ONU ».
La Ligue arabe (à l’exception de l’Algérie et de la Syrie qui s’y sont opposées) est également mise à contribution. Cela, en réponse à une demande de l’Arabie saoudite dont l’armée intervient au même moment à Bahreïn pour déclencher une sauvage répression contre la population.

Le prétexte de «  l’intervention humanitaire  » pour «  protéger les populations civiles  » est une pure hypocrisie.
Qui invoque ce prétexte ? Ce sont les mêmes que ceux qui ont fourni à Kadhafi son arsenal militaire, les mêmes qui accueillaient hier Kadhafi comme un «  partenaire respectable  » dans la «  guerre contre le terrorisme  » de Bush, quand il privatisait le pétrole libyen.

Le Parti ouvrier indépendant partage les termes du communiqué du 5 mars 2011 de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui affirmait : « Les mêmes qui, hier, envahissaient l’Afghanistan et l’Irak et y poursuivent une occupation meurtrière sont d’ores et déjà engagés dans une intervention militaire en Libye. Une telle intervention serait non seulement tournée contre le peuple libyen mais aussi contre les révolutions en Tunisie et en Egypte. Elle serait tournée contre la souveraineté de toutes les nations de la région, faisant un pas supplémentaire après l’instauration du dispositif Africom (commandement unifié destiné à coordonner toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis sur ce continent). Elle serait tournée contre tous les peuples et tous les travailleurs, y compris d’Europe et des Etats-Unis, qui s’opposent aux privatisations, aux contre-réformes imposées par le FMI et l’Union européenne, à la remise en cause de la souveraineté nationale.  »

Toute organisation se réclamant de la classe ouvrière, de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui donnerait ‑ sous quelque prétexte que ce soit ‑ sa caution à l’intervention accepterait ainsi de se ranger sous le drapeau des gouvernements américain, britannique et français et se disqualifierait au regard des principes qu’elle prétend incarner.

Pour le Parti ouvrier indépendant, il n’existe dans les heures difficiles pour la population libyenne qu’une position conforme à la tradition ouvrière de combat contre toute intervention militaire dictée par la seule défense des intérêts pétroliers : celle d’exiger contre les gouvernements français, britannique et américain, l’ONU, l’OTAN et l’Union européenne : 

  •  Arrêt immédiat de l’intervention militaire contre la Libye !
  • Retrait de toutes les troupes étrangères ! Non aux bombardements !
  • Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
  • Bas les pattes devant les peuples libyen, tunisien, égyptien ! 
  • Bas les pattes devant la souveraineté de toutes les nations de la région ! 
  • Troupes étrangères, ONU, OTAN, FMI, Union européenne : hors d’Afrique du Nord !

Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein,
secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant

Cet article a été publié le 18 mars 2011 sur le site national

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POI : Non au « Pacte pour l’Euro »

Posté par poistdenis le 17 mars 2011

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NON AU « PACTE POUR L’EURO » !
(Tract hebdomadaire du 16/03/11)
Le 11 mars, le sommet de l’Union européenne a d’adopté le principe d’un « pacte pour l’euro » afin de « renforcer la compétitivité et la convergence des politiques économiques ».

Ils veulent ainsi franchir un nouveau pas dans la soumission des nations aux exigences du « pacte de stabilité » et « des critères de convergence » du traité de Maastricht.

Leur « pacte pour l’euro », c’est :
- le blocage des salaires,
-
Un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite : 
- De nouvelles fermetures d’hôpitaux, de nouvelles suppressions de postes dans la fonction
publique
- De nouvelles coupes dans les budgets, au nom de la « réduction des déficits »

S’appuyant sur ce nouveau « pacte pour l’euro », le gouvernement Sarkozy veut maintenant réformer la Constitution pour y intégrer l’obligation de la réduction des déficits publics.
Si cette réforme passait, toute revendication salariale ou de défense de service public sortant du cadre préétabli par l’Union européenne deviendrait illégale !

Tract Hebdo du POI du 16 mars 2011
loupe.png Cliquez sur ce lien pour voir le tract : POI : Non au Tract Hebdo du 16 mars 2011.pdf

Non à la réforme constitutionnelle !

Le POI a lancé un appel pour que se réalise la mobilisation la plus large pour créer les conditions d’une mobilisation de masse dans l’unité la plus large afin d’exiger publiquement le retrait de ce projet de réforme constitutionnelle.

« La défense de la démocratie exige de dire non au projet de réforme constitutionnelle de Sarkozy, qui veut inscrire dans la Constitution le respect des équilibres budgétaires, c’est-à-dire l’instauration permanente de la rigueur. La défense de la démocratie exige que, sous aucune forme, les besoins du peuple et les conquêtes sociales collectives des travailleurs ne soient soumis aux politiques de réduction des déficits publics dictées et imposées par l’Union européenne. La défense de la démocratie exige que les organisations syndicales puissent librement défendre les revendications des travailleurs. »

Tract hebdomadaire du 16 mars 2011

VENEZ EN DISCUTER DANS LES RÉUNIONS PUBLIQUES DU POI

Pour lire l'édito et les pages 2 et 3 de la semaine, cliquez ici !

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POI : Non à la réforme constitutionnelle !

Posté par poistdenis le 13 mars 2011

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Non à la réforme constitutionnelle !

Au début de l’année 2011, le président de la République a annoncé son intention de réformer la Constitution. Il s’agit d’y introduire l’obligation « d’équilibre des finances publiques », c’est-à-dire l’instauration permanente de la rigueur au nom de la réduction des déficits publics. Cette réforme s’inscrit dans le « pacte de compétitivité » que Sarkozy et Merkel veulent faire adopter par l’Union européenne.

Si elle était adoptée, cette réforme de la Constitution marquerait :

  • Un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne, donc aux exigences du capital financier  ;
  • La remise en cause du peu de souveraineté (du Parlement et de la nation) subsistant après les coups déjà portés par les institutions de laVe République et l’Union européenne ;
  • La remise en cause de la possibilité pour les organisations syndicales de négocier sur la base des revendications des salariés, qui pourraient être décrétées « anticonstitutionnelles ».
  • Déjà, depuis l’adoption du traité de Maastricht (1992), en application des décisions de l’Union européenne, tous les gouvernements successifs ont organisé toutes les destructions : services publics, désindustrialisation, démantèlement de l’agriculture, déréglementation des droits du travail. Tous les budgets, à tous les niveaux, de l’Etat aux communes, se sont vu opposer les critères de Maastricht. Le principe de la « concurrence libre et non faussée » a imposé les privatisations.
  • Demain, si cette réforme de la Constitution était adoptée, un gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, serait « contraint »-sous peine de non-respect de la Constitution – d’appliquer toutes ces exigences dictatoriales de l’Union européenne.
    Ce serait une nouvelle arme pour le Medef dans son offensive pour la destruction de tous les droits collectifs des travailleurs.
  • Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée aux droits des organisations syndicales à représenter les intérêts de la classe ouvrière et à négocier sur la base de ses revendications. Ce serait donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle contre la démocratie.
    Pour être adopté, ce projet de « réforme » doit recueillir 60 % des suffrages au Parlement, ce qui impliquerait qu’une partie au moins des parlementaires « de gauche » y apportent leur suffrage.

Que feront-ils ?
Lors de la conférence qu’ils ont tenue à Athènes, le 4 mars, les dirigeants du Parti socialiste européen ont dénoncé la volonté des « conservateurs européens » de vouloir « institutionnaliser l’austérité et remettre en cause les modèles sociaux et nos systèmes de protection sociale ». Ils ont dénoncé un pacte de compétitivité destiné à « rendre quasiment impossible la mise en oeuvre de politiques de progrès dans aucun des Etats membres », « interférer avec la souveraineté des Etats membres », et à «  remettre en cause (…) le droit à la négociation collective ».
Le Parti socialiste français, présent à Athènes, devrait logiquement s’opposer à l’institutionnalisation de la rigueur et veiller à ce qu’aucun de ses parlementaires ne vote en faveur de la réforme proposée par Sarkozy.
Dans le même temps, cette déclaration du Parti socialiste européen se réclame « des principes fondateurs de l’Union européenne », c’est-à-dire des traités de par la bouche de Martine Aubry, en réponse à une question sur le «  retour aux déficits publics et aux 3 % en 2013 », de se prononcer pour « remettre en ordre les finances publiques » dans le cadre de l’Europe et de Maastricht.
Refuser l’institutionnalisation de la rigueur, c’est refuser de s’inscrire dans la politique de résorption des déficits publics, c’est refuser de mettre en oeuvre ou d’accompagner les plans d’austérité contre les travailleurs et les peuples.

Depuis sa fondation, le Parti ouvrier indépendant se prononce :

  • pour l’abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République,pour la rupture avec l’Union européenne ;
  • pour une Assemblée constituante permettant au peuple de jeter lui-même les bases d’une authentique démocratie ; 
  • une démocratie qui refuserait de se soumettre aux exigences destructrices du système de la propriété privée des moyens de production et procéderait aux nationalisations indispensables à la réorganisation de la production et à la défense vitale de l’emploi.

Le POI ne fait pas de l’accord avec ses positions un préalable à l’unité.
C’est pourquoi, le Parti ouvrier indépendant s’adresse à tous les travailleurs, aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, aux élus, aux démocrates, aux partisans de la République, aux jeunes.
Le Parti ouvrier indépendant propose à tous de se regrouper et de s’organiser en signant et en faisant signer l’appel suivant, pour créer les conditions d’une mobilisation de masse dans l’unité la plus large, afin d’exiger publiquement le retrait de ce projet de réforme constitutionnelle.

Appel contre le projet de réforme constitutionnelle sur les déficits publics

La défense de la démocratie exige de dire NON au projet de réforme constitutionnelle de Sarkozy, qui veut inscrire dans la Constitution le respect des équilibres budgétaires, c’est-à dire l’instauration permanente de la rigueur.
La défense de la démocratie exige que, sous aucune forme, les besoins du peuple et les conquêtes sociales collectives des travailleurs ne soient soumis aux politiques de réduction des déficits publics dictées et imposées par l’Union européenne.
La défense de la démocratie exige que les organisations syndicales puissent librement défendre les revendications des travailleurs.

Mercredi 9 mars 2011

Cet article a été publié le 11 mars 2011 sur le site national

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POI : Réforme constitutionnelle

Posté par poistdenis le 11 mars 2011

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Réforme constitutionnelle
Réduction des déficits : le Parlement débattra d’une réforme constitutionnelle « dans les prochaines semaines »

Nouvelle tentative d’asservissement à l’Union européenne, ce texte vise à faire des syndicats un instrument des contre-réformes.
Le Parti ouvrier indépendant a décidé de lancer une grande campagne pour son rejet.
Nous commençons cette semaine par répondre à quelques questions posées par ce projet.

Extrait du n°138 d’informations ouvrières du 2 mars 2011
Dossier préparé par Yan Legoff

Pourquoi veulent-ils réviser la Constitution ?
La dette des Etats européens a explosé ces deux dernières années en raison de la crise financière et des plans d’aide massifs aux banques et aux grandes entreprises accordés par les gouvernements de toutes couleurs politiques. Les marchés financiers (c’est-à-dire ces mêmes banques qui ont bénéficié de l’argent public, les compagnies d’assurances, les fonds de pension, etc.) ont acheté la dette de ces Etats, sous forme d’obligations. Ils exigent des garanties politiques qu’elle sera bien remboursée, avec intérêts, ce qui impose des coupes drastiques dans la protection sociale collective et les budgets des Etats.
Sous l’impulsion de la chancelière allemande Angela Merkel, un projet de « pacte de compétitivité  » a été présenté lors d’un sommet européen, le 4 février dernier. Il est de nouveau à l’ordre du jour du sommet de « l’Eurogroupe » (réunissant les gouvernements de la zone euro), le 11mars prochain. Il fait obligation à tous les gouvernements d’inscrire dans leur Constitution l’exigence de réduction de leurs déficits en application des règles de l’Union européenne. Ce projet de pacte imposerait également d’augmenter partout l’âge de départ à la retraite et de supprimer tout mécanisme existant d’indexation des salaires sur les prix.

Qu’est-ce que cette révision constitutionnelle changerait par rapport au traité de Maastricht ?
Le traité de Maastricht (1992), avec le pacte de stabilité (1997) qui lui est adossé, interdit déjà tout déficit public au-delà de 3 % du produit intérieur brut (PIB) dans chaque pays. Il prévoit des injonctions, puis des sanctions, sous forme d’amendes considérables, pour les gouvernements qui y contreviendraient. Mais la majorité des Etats, du fait des plans d’aide aux banques, sont aujourd’hui très largement au dessus de cette limite.
Certes, la très grande majorité des lois et des décrets adoptés en France ne sont déjà que la transposition, en droit national, de directives européennes. La Constitution française de la Ve République s’est, au cours des années, adaptée pour transformer le Parlement et le gouvernement en courroie de transmission de l’Union européenne, avec l’accord des gouvernements successifs.
Mais cette nouvelle réforme constitutionnelle franchirait un pas supplémentaire dans cet asservissement.

Concrètement, que se passerait-il ?
Le journal patronal Les Echos l’explique : «  (Il s’agit) d’imposer à la majorité issue des urnes de s’engager, grâce à une loi-cadre de trois ans ou plus probablement sur cinq ans, sur une trajectoire des finances publiques : déficit, plafond annuel de dépenses (Etat, assurance maladie), recettes nouvelles. Une date cible de retour à l’équilibre devrait y être mentionnée. Le changement essentiel est que cette loi-cadre, souligne le Premier ministre, « s’imposerait effectivement » aux budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale. « Le Conseil constitutionnel pourrait sanctionner une loi de finances ne respectant pas la trajectoire définie », précise l’entourage de François Baroin (ministre du Budget). »

Qui cela concerne-t-il ?
TOUS LES TRAVAILLEURS…
Répondant à cette injonction des marchés financiers et de l’Union européenne, le ministre du Budget a annoncé le 17 janvier qu’entre 2011 et 2013, « 100 000 emplois ne seront pas remplacés au sein des administrations et des opérateurs ».
Au moins autant ont été officiellement supprimés les années précédentes. On en voit les conséquences brutales à l’Education nationale (encore 16 000 suppressions de postes prévues l’an prochain), suscitant un soulèvement des enseignants et des parents (lire page suivante). Ce sont aussi tous les autres budgets de l’Etat qui doivent passer à la moulinette (avec le gel, notamment, des dotations aux collectivités locales).
Cette obligation « constitutionnalisée  » de réduction des budgets s’appliquerait aussi à la Sécurité sociale : encore moins de remboursements, de budgets pour les hôpitaux, contraints de fermer des services entiers, etc.
LES SYNDICATS…
C’est une pression considérable qui s’exercerait sur les syndicats pour les contraindre à quitter le terrain des revendications définies par leurs mandants et à se plier aux impératifs de la « réduction des déficits ». L’augmentation du point d’indice pour les fonctionnaires, l’arrêt des suppressions de postes ? La Constitution elle même l’interdirait ! La préservation des services publics, sans parler du rétablissement de ceux qui ont été supprimés ? L’arrêt de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, le retour à la retraite à 60 ans et aux 37,5 annuités de cotisation ? Idem !
Et il en irait de même pour toutes les questions liées à la Sécurité sociale…
Bref, il s’agit de faire des syndicats l’instrument de la politique de contre-réformes.
Le Premier ministre l’a fort bien résumé, le 22 février, en disant à propos de la révision constitutionnelle : « Rénover notre modèle social, c’est d’abord cesser d’opposer la préservation de son héritage et la lutte contre les déficits publics. » François Fillon a placé cette révision constitutionnelle comme étant en ce sens un prolongement de la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale, car, a-t-il répété à cette occasion, « des partenaires sociaux plus forts développeront la culture du dialogue, le sens de la négociation et du compromis ».

Comment ont été creusés les « déficits publics » ?
Prenons le budget de l’Etat. Le déficit s’établit à 149 milliards d’euros en 2010. Mais d’après le rapporteur UMP de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le député Gilles Carrez, « entre 2000 et 2009, le budget général de l’Etat aurait perdu entre 101,2 et 119,3 milliards de recettes fiscales » à la suite des allégements et dégrèvements fiscaux et sociaux accordés aux entreprises et aux plus hauts revenus. 120milliardsd’euros !Ce manque à gagner a creusé les déficits, la dette de l’Etat et les intérêts payés en conséquence (45 milliards en 2009).

Quelle est la procédure d’adoption de cette révision constitutionnelle ?
Actuellement soumis au Conseil d’Etat, le projet de révision constitutionnelle doit être ensuite formellement présenté en Conseil des ministres, puis adopté par l’Assemblée nationale, puis par le Sénat (« dans les prochaines semaines », a confirmé Fillon). Il resterait ensuite à convoquer le Congrès (qui est la réunion des députés et des sénateurs), un lundi, à Versailles, où une majorité de 60%est nécessaire, impossible sans le vote positif d’une partie au moins des parlementaires de « gauche ».
C’est d’ailleurs ainsi qu’avait été adopté le traité de Lisbonne, le 4 février 2008, grâce au vote positif de 32 parlementaires du PS et à l’abstention de 142 autres…
Qu’en serait-il aujourd’hui ? Au PS, aucun dirigeant ne conteste la réduction des « déficits » ni le cadre de l’Union européenne. Le porte-parole des députés du PS, Bruno Leroux, accuse ainsi Nicolas Sarkozy d’avoir quadruplé les déficits. C’est une « nouvelle tartuferie », lance le député, en ajoutant : « Ce n’est pas la Constitution qui fait une bonne pratique budgétaire  »… D’autres, et pas seulement au PS, choisissent de se taire sur la révision constitutionnelle tout en dénonçant le projet de « pacte de compétitivité » qui l’ordonne pourtant…

La position du POI : rejet !
Le bureau national du Parti ouvrier indépendant a décidé, le 12 février, «  le principe d’une campagne de pétitions en direction des députés PS,PCF,Parti de gauche et Verts pour qu’ils s’opposent à la loi de réforme constitutionnelle ».
Les formes de cette campagne seront précisées dans les prochains jours.
Dès le 5 février, les quatre secrétaires nationaux du POI appelaient au rejet de cette révision constitutionnelle :
« 
En annonçant leur intention de réformer la Constitution pour y introduire l’obligation d’équilibre des finances publiques, le président de la République et le Premier ministre franchissent un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne (…).
Une telle réforme vise à fermer toute possibilité pour les organisations syndicales de négocier à partir des revendications ouvrières, l’Etat pouvant leur opposer l’obligation constitutionnelle de la rigueur (…).
Au moment où,dans l’enseignement, les hôpitaux, à La Poste, les travailleurs se mobilisent avec leurs organisations contre les suppressions de postes, les conséquences de la privatisation (…), cette annonce traduit les craintes du gouvernement Sarkozy-Fillon face à la résistance ouvrière. En proposant cette réforme constitutionnelle, le gouvernement Sarkozy-Fillon compte sur l’appui du Parti socialiste (sans lequel il ne peut obtenir 60 % des suffrages au Parlement, seuil nécessaire pour toute réforme constitutionnelle) (…).
Au moment où, en Tunisie, en Egypte, les peuples se soulèvent contre les politiques de misère et de déchéance, il doit être dit clairement que la démocratie exige le rejet de ce projet de loi.
Au-delà, la démocratie exige : la rupture avec l’Union européenne, avec l’euro et avec les institutions de la Ve République.
 »

Cet article a été publié le 9 mars 2011 sur le site national

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POI : Communiqué du Comité départemental de Seine St Denis 93

Posté par poistdenis le 10 mars 2011

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Communiqué du Comité départemental de Seine St Denis 93

A DIX JOURS DE L’ELECTION CANTONALE, PLUS DE 4 000 HABITANTS DE SEINE-SAINT-DENIS INTERPELLENT LE CONSEIL GENERAL ET SON PRESIDENT, CLAUDE BARTOLONE :

Oui ou non allez-vous rétablir les subventions aux cartes de transport Imagine’R et Améthyste ?

Communiqué du POI 93 du 9 mars 2011Communiqué du POI 93 du 9 mars 2011
loupe.png Cliquez sur ce lien pour voir le tract : POI : Communiqué du Comité départemental de Seine St Denis 93 dans Communiqués BD 93 pdfCommuniqué du POI du 93 du 9 mars 2011.pdf

Le POI s’adresse à tous les partis qui se réclament de la défense des intérêts des travailleurs : vous avez une seule décision à prendre et à faire connaître, celle de faire voter, dès l’installation du conseil général, le rétablissement des subventions aux cartes de transport Imagine’R et Améthyste.
C’est le seul moyen de répondre à l’aspiration de la population et de défendre les intérêts de ceux que vous dites vouloir défendre !

Rétablissement immédiat des subventions aux cartes de transport Améthyste et Imagine’R !
Signez la pétition !

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Communiqué du POI du 93 du 9 mars 2011

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POI : Sauver la jeune génération, pas L’Euro !

Posté par poistdenis le 3 mars 2011

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SAUVER LA JEUNE GÉNÉRATION, PAS L’EURO !
(Tract hebdomadaire du 02/03/11)
En huit ans, les gouvernements successifs ont supprimé 80 000 postes d’enseignants !

Tract Hebdo du POI du 2 mars 2011
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En huit ans, les gouvernements successifs ont supprimé 80 000 postes d’enseignants !

Conséquence : « La France présente le taux d’encadrement enseignants/élèves le plus faible de toute l’Europe : 5 enseignants pour 100 élèves en primaire, contre 9 pour 100 au Portugal ou en Grèce » (enquête du Centre d’analyse stratégique, 14 février 2011).
Résultats sur les élèves : selon une étude du ministère de l’Education nationale auprès de 8 000 élèves, ceux en difficulté sont passés de 16%à 22%, « la compréhension de l’écrit à baissé de 5%» et 40 % des écoliers et collégiens ont « des compétences fragiles enmathématiques ».
Les experts de l’OCDE commentent ainsi ces résultats : « Il y a de plus en plus d’élèves en échec scolaire en France, les inégalités se sont creusées. »

Voilà les conséquences désastreuses des « réformes » de l’école et des suppressions de postes, de classes, d’heures de cours.

Et cela dans le seul but de satisfaire aux exigences de l’Union européenne, du FMI et des agences de notation, qui exigent le paiement de la dette afin de garantir les profits des spéculateurs !
Ainsi, la Cour des comptes présidée par le « socialiste » Didier Migault, qui exige que l’Etat taille 20 milliards par an dans les dépenses publiques, vient-elle de déclarer : « L’unité de mesure ne doit plus être l’heure d’enseignement,mais l’euro. »

Quel cynisme ! Sacrifier la scolarité des enfants pour sauver l’euro !

Et cela ne leur suffit pas ! Ils veulent encore supprimer 16 000 postes d’enseignants à la prochaine rentrée.

Il faut les en empêcher !

Unité pour le maintien de toutes les classes, de tous les postes, de toutes les heures de cours !

NON À LA DICTATURE DE LA DETTE !
RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE, RUPTURE AVEC L’EURO !

VENEZ EN DISCUTER DANS LES RÉUNIONS PUBLIQUES DU POI

Pour lire l'édito et les pages 2 et 3 de la semaine, cliquez ici !CETTE SEMAINE, LISEZ DANS LE NUMÉRO D’INFORMATIONS OUVRIÈRES

- Ecole : le soulèvement se poursuit contre les suppressions de postes dans l’Education nationale.
- Tunisie :après Ben Ali, la révolution emporte Ghannouchi.
- Egypte, Lybie : l’onde de choc des mouvements révolutionnaires.
- Réforme constitutionnelle - réduction des déficits : le Parlement débattra d’une réforme constitutionnelle « dans les prochaines semaines ».
- Elections cantonales : « Nous n’avons pas été élus pour savoir quels services publics doivent fermer dans nos communes ! »
- Logement social : une crise qui frappe plus de 10millions de personnes.
- Madrid, Madison : les syndicats ouvriers sommés de s’intégrer ou de disparaître.
- Sports : tous les clubs menacés de privatisation
 

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Tract hebdomadaire du 2 mars 2011

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POI : L’Union européenne, ça suffit !

Posté par poistdenis le 26 février 2011

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Ecole, hôpitaux, services publics, salaires, prix… les directives de l’Union européenne n’épargnent rien, imposent partout misère et précarité !
ET MAINTENANT LA BCE PRÉTEND INTERDIRE D’AUGMENTER LES SALAIRES !
(Tract hebdomadaire du 23/02/11)

Tract Hebdo du POI du 23 février 2011
loupe.png Cliquez sur ce lien pour voir le tract : POI : L’Union européenne, ça suffit ! dans Tract pdfTract Hebdo du 23 février 2011.pdf

L’Union européenne, ça suffit !

Le Parti ouvrier indépendant s’associe à une campagne qui s’engage dans toute l’Europe contre l’ingérence de l’Union européenne dans les affaires des peuples tunisien et égyptien : c’est aux peuples, et à eux seuls, de déterminer librement leur destin.
Le Parti ouvrier indépendant affirme : ce n’est pas aux travailleurs de payer la dette aux banquiers !
Augmentation générale des salaires ! Non aux suppressions de postes dans l’enseignement, les hôpitaux, les postes, les services publics !
Et pour cela rupture avec l’Union européenne !
VENEZ EN DISCUTER DANS LES RÉUNIONS PUBLIQUES DU POI

Pour lire l'édito et les pages 2 et 3 de la semaine, cliquez ici !CETTE SEMAINE, LISEZ DANS LE NUMÉRO D’INFORMATIONS OUVRIÈRES

- Tunisie, Egypte, et maintenant Bahreïn, Yémen, Lybie révolution ou replâtrage « démocratique » ?
Les peuples ne veulent pas aménager les régimes en place, aux ordres de l’impérialisme, ils veulent les chasser.
- Lybie :
l’ami « respectable » des Américains et de l’Union européenne.
- Egypte :
malgré l’appel de l’appareil militaire, les grèves se développent.
- Pas d’ingérence
de l’Union européenne en Tunisie et en Egypte ! Une campagne lancée par le comité de liaison de la conférence ouvrière de Berlin.
- France : enseignants et parents se mobilisent
dans tout le pays contre les suppressions de postes, les contre-réformes et le démantèlement de l’institution scolaire.
- Le Parti ouvrier indépendant
en campagne dans les élections cantonales.
- Sécurité sociale :
les agents gagnent le maintien de leur 14e mois.


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Tract hebdomadaire du 23 février 2011

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Communiqué du POI du 12 février 2011

Posté par poistdenis le 19 février 2011

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Communiqué adopté par le bureau national du POI sur proposition des quatre secrétaires nationaux

Le POI salue la mobilisation du peuple égyptien tout entier qui a chassé Moubarak quelques semaines seulement après que le peuple tunisien ait chassé Ben Ali

Le POI salue la détermination avec laquelle le peuple égyptien comme le peuple tunisien entendent ne pas se laisser dessaisir de leur destin, refusant le maintien d’institutions corrompues et, dans le cas de la Tunisie, se prononçant pour une assemblée constituante.

Le POI salue la manière dont en Egypte comme en Tunisie, les travailleurs se placent au centre de cette révolution pour la démocratie et la souveraineté de la nation, ici (en Tunisie) se saisissant de l’UGTT, là (en Egypte) constituant de nouveaux syndicats et partout s’organisent en comités de défense.

Le POI met en garde contre toute tentative des gouvernements et des puissances capitalistes – à commencer par le gouvernement français et l’Union européenne – de s’ingérer dans les affaires des peuples tunisien et égyptien. C’est à eux, et à eux seuls qu’il revient de déterminer leur destin. C’est le droit des peuples à décider d’eux-mêmes

Le POI considère que le mouvement révolutionnaire des peuples tunisien et égyptien est un formidable encouragement pour en finir en France avec les institutions antidémocratiques de la Vème République et avec celles de l’Union européenne.

C’est une certitude : en France aussi, la mobilisation des travailleurs et de la population ouvrira la voie à une assemblée constituante qui aura, comme assemblée souveraine, à dissoudre les institutions de Vème République et à rompre avec l’Union européenne.

Ainsi pourront être jetées les bases d’une véritable démocratie politique et d’un gouvernement doté des moyens de répondre aux besoins les plus urgents de la population des villes et des campagnes.

Le POI se prononce en faveur d’une telle issue politique qui ne peut procéder que de la mobilisation du peuple et de la classe ouvrière.

Il invite les travailleurs et les jeunes à venir discuter de ces questions dans les réunions publiques que ses comités organisent dans tout le pays. Il les invite à rejoindre le POI.

A paris le 12 février 2011

Cet article a été publié le 12 février 2011 sur le site national

Site national du POI : http://www.parti-ouvrier-independant.com

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POI : Rejet de la réforme constitutionnelle !

Posté par poistdenis le 9 février 2011

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Rejet de la réforme constitutionnelle !

En annonçant leur intention de réformer la Constitution pour y introduire l’obligation d’équilibre des finances publiques,le Président de la République et le Premier ministre franchissent un nouveau pas dans la subordination à l’Union européenne.
Une telle réforme aurait pour conséquence que, quelle que soit sa couleur politique, la majorité sortie des urnes serait contrainte par la Constitution de s’en tenir aux plafonnements de dépenses publiques(Etat, collectivités territoriales, Sécurité sociale, allocations chômage, minima sociaux) et de déficits dictés par Bruxelles et la Banque centrale européenne. Gouvernement et Parlement ne seraient plus que de simples outils subsidiaires de l’Union européenne (1).
Une telle réforme vise à fermer toute possibilité pour les organisations syndicales de négocier à partir des revendications ouvrières,l’Etat pouvant leur opposer l’obligation constitutionnelle de la rigueur.
Que resterait-il de la démocratie et de la souveraineté ?
Au moment où dans l’enseignement, les hôpitaux, à la poste, les travailleurs se mobilisent avec leurs organisations contre les suppressions de postes,les conséquences de la privatisation et les mesures qui découlent de la loi Bachelot ; au moment où dans l’ensemble de la fonction publique, ils sont confrontés aux 100 000 suppressions d’emplois d’ici 2013 et aux menaces contre le statut – et cela quelques mois seulement après l’immense mobilisation de millions de salariés contre la contre-réforme des retraites…
Cette annonce traduit les craintes du gouvernement Sarkozy-Fillon face à la résistance ouvrière.
En proposant cette réforme constitutionnelle, le gouvernement Sarkozy-Fillon compte sur l’appui du Parti socialiste (sans lequel il ne peut obtenir 60 % des suffrages au Parlement, seuil nécessaire pour toute réforme constitutionnelle).
Pour le Parti ouvrier indépendant, légitime est la mobilisation des travailleurs, paysans, jeunes, pour la défense de leurs droits.
Légitime est leur rejet du chantage à la « nécessaire réduction des déficits publics », chantage exercé au nom d’un « intérêt général » qui n’est que l’intérêt des capitalistes, des financiers et des spéculateurs, défendu par le FMI et l’Union européenne.
Au moment où en Tunisie, en Egypte, les peuples se soulèvent contre les politiques de misère et de déchéance, il doit être dit clairement que la démocratie exige le rejet de ce projet de loi.
Au-delà, la démocratie exige : la rupture avec l’Union européenne, avec l’euro et avec les institutions de la Ve République.

Paris, le 5 février 2011
Les secrétaires nationaux du POI

Daniel Gluckstein – Claude Jenet – Jean Markun – Gérard Schivardi

(1) Menace d’autant plus grave qu’elle se combine avec l’annonce par Sarkozy et Merkel, ce 4 février, d’un prochain « pacte de compétitivité de la zone euro » visant à instaurer un carcan anti-ouvrier (relèvement généralisé de l’âge de la retraite, disparition de toute indexation des salaires sur les prix…) et à assouplir les facilités financières offertes aux « marchés ».

Cet article a été publié le 5 février 2011 sur le site national

Site national du POI : http://www.parti-ouvrier-independant.com

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POI : FMI, Union Europeenne, dégage, dégage, de la terre egyptienne !

Posté par poistdenis le 9 février 2011

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FMI, Union Europeenne, dégage, dégage, de la terre egyptienne !

Le cortège du POI et ses mots d’ordres :

Tunisie, Egypte, Palestine : droits des peuples à disposer d’eux mêmes !

http://www.dailymotion.com/videoxgxal5

POI : FMI, Union Europeenne, dégage, dégage, de la terre egyptienne !  dans Appel - Manifestation egypte_5-2-11_45-b2449

C’est pas à Obama, c’est pas à Sarkozy , c’est au peuple Egyptien de décider !

egypte_5-2-11_62-720a2 dans Appel - Manifestation

Peuple Egyptien , peuple souverain !

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Cet article a été publié le 6 février 2011 sur le site national

Site national du POI : http://www.parti-ouvrier-independant.com

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